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  • Pascal Cauchy

Avec le « Télétravail », voici le « Téléconseil » !

Bon, ça y est, nous sommes confinés chez nous. En tant que consultant, est-ce à dire que nous devons arrêter de travailler, arrêter de prospecter, et abandonner toute possibilité d’être actifs et utiles aux entreprises ?


Non, c’est plutôt le moment de réfléchir et de trouver des solutions alternatives. En ne cherchant pas trop loin, quid d’adapter le télétravail, qui d’une possibilité parfois sensible, parfois adoptée, parfois repoussée par les sociétés, devient LE mode de travail à venir sur les prochaines semaines (ou mois) ?


Que pourrait être le téléconseil donc ? Attention, on ne parle pas de hotline ou d’assistance médicale à distance. On parle bien de conseil en entreprise.

Evidemment, plus difficile d’agir au cœur même de l’entreprise. Mais les consignes de confinement n’impliquent pas (encore) de ne plus venir du tout sur site. Juste de limiter au juste nécessaire. Cela sous-entend que la majeure partie du travail peut se faire à distance, mais que quelques jours « sur-place » restent nécessaires, dans la mesure ou l’organisation permet de réunir les personnes clé sur une journée, et que les « consignes barrière » sont respectées.

Ensuite, on passe dans le mode télétravail habituel, soit l’utilisation de la visio-conférence, la mise en commun des travaux séparés à des fréquences adaptées (points d’avancement), l’émission d’un rapport quotidien synthétique.

Les sujets des missions sont à choisir de façon un peu plus précise. On évitera par exemple des missions d’implantation d’une ligne de production ou des audits système massifs. Mais travailler, ensemble et à distance, sur des sujets comme la gestion de crise (tiens, tiens…), les spécifications produits, l’amélioration du processus de traitement des plaintes clients, la rédaction des processus clé, un modèle d’évaluation de la qualité perçue, … tout cela me semble tout à fait pertinent.


Un petit récapitulatif de tout cela :

· Bien choisir l’objet de la mission, en évitant les sujets ou une forte présence est nécessaire

· Bien définir les attendus et les jalons

· Privilégier au moins une ou deux journée(s) sur place au départ dans tous les cas, lorsque c’est possible

· Définir la liste des interlocuteurs clés et faciliter la mise en relation (création d’un groupe de travail collaboratif avec accès facile pour le consultant et possibilité de dépôt de fichiers)

· Définir le code de conduite pour les salariés qui interagissent avec le consultant (ponctualité, préparation des sujets à l’avance, consulter les rapports d’avancement quotidien, etc…)

· Définir le contenu des journées de mission et les modes de pilotage (point visio quotidien, rapport quotidien, tableau de bord)


Rien de bien original, rien de bien révolutionnaire, mais il faut y penser.

Maintenir l’activité et les projets, c’est – aussi – maintenir la vie, la notre et celle de notre économie...



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